ART GALLERY & CREATIONS présente :



    Naissance de la lumière :

    Deux blocs de quartz au centre de la sculpture maintiennent en équilibre un prisme de verre rempli d’eau qui diffracte la lumière en spectre de couleur.

    Ce spectre est réfléchi dans les quatre hémisphères tapissés de miroirs. Matière et lumière, couleurs et transparences.


    Questionnement sur l’origine et le sens de la transformation:

    Sculpture mobile : La superstructure en forme de voile, capte le vent et transforme l’énergie éolienne en mouvement circulaire
    .

    Celui-ci entraîne l’érosion des blocs de granite au centre de l’infrastructure.

   Nature et Culture,
   Temps et Espace.



Sculpture en acier forgé
Dimensions : 9 éléments 8m x 8m 4m.

LA CLAIRIAIRE : Ensemble de 9 sculptures en forme d’aiguille planté dans le sol au centre de ce qui sera dans quelques années, une clairière. Ces sculptures étirés, fendues, évoquent par leur verticalité et leur densité un dialogue intemporel entre l’homme et son milieu ? le temps et l’espace.

Sculpture en rail forgé et quartz blanc
Dimensions : 3 éléments 8m x 5m 2m.

SCULPTURE MOBILE :

Trois balanciers en acier forgé en forme de palme maintenus en équilibre sur axes à 8 mètres du sol.

Un contrepoids en quartz blanc serti dans le rail forgé assure l’équilibre des balanciers et permet une douce et lente ondulation des palmes.
Celles-ci sont sollicitées par les vents d’ouest et s’intègrent plastiquement et poétiquement à l’étirement des nuages et au mouvement de la végétation, vigne et bois

Château HAUT SELVE
Vignoble LESGOURGUES Jean-Jacques.


    LE CREUX DE L’ENFER. LA VALLEE DES USINES

    La vallée, la faille, recevait les corps. La chute d’eau entretenait la chute des corps dans la mouvement circulaire des rouets. Hier, les mains entretenaient la forge, le feu, pour la métamorphose. Close, la main tenait la lame d’acier. L’outil en diagonal dans le creux de la paume, cherchait l’équilibre d’un tranchant. La vallée, lieu inverse des crêtes, amasse les sédiments, elle est plaie du socle. Béante, elle entasse en strate de feu et de chair l’énergie des gestes, elle est l’Enfer. La damnation apparaît dans la main fermée, Statufiée.

    SCULPTURE

    Les mains sont forgées par elles mêmes. Aujourd’hui prolongées dans le métal de l’œuvre, peut être issues de l’érosion millénaire, du mouvement, les mains se referment incandescentes sur le mystère du passage. Avant, nageoire, ailes, patte, destinant le corps au chemin, à la trace, aujourd’hui mains déchues de la voie. Les mains fabriquent, usinent, accumulations multiples. Détournant le feu, les mains assurent la survie des corps et des âmes. Leurs agitations ténébreuses, au bord des foyers modèlent les tranchants. Le choix de l’angle, le travail de la main vers le dièdre absolu, voilà l’enjeu.

    MATRICE

    La masse d’acier est creusée : -MATRICE La main dans sa position fermée qui retient l’outil évoque une Aile et la Graine, double empreinte. Les matrices jumelles attendent l’unité du plein, elles se referment sur l’acier rougeoyant. Innondation des formes avides. La main est forgée. Rassemblée sous le choc du marteau pilon, la dualité Air Terre nourrit le vide. La forme naît de la chute matriçante. Forme de la main, aile-graine, attitude repliée-serrées, elle même Matrice.

    Yves GUERIN : UN HOMMAGE

    Quel fut ton point de départ ?

    J’ai commencé par aller dans une forge à la rencontre de forgerons. Je dois le spécifier immédiatement. Pour moi cette intervention atteste d’une rencontre. C’est un travail de dimension purement humaine avant d’être le travail plastique du sculpteur. J’ai décidé de réaliser l’empreinte d’une main de forgeron. C’est la première foi que je travail dans le sens de la figure, à entendre comme une forme perceptible, descriptible. J’ai eu envie d’atteindre le forgeron au plus profond de lui même, je crois que j’y suis parvenu. Il a été extrêmement touché, comme j’ai pu l’être, dans cet acte que nous avons réalisé ensemble. Il y a quelques années j’impliquais le spectateur dans mes dispositifs, en l’incitant à intervenir directement sur la mobilité des systèmes d’équilibre et de déséquilibre induits. A l’issue de cette nouvelle réalisation, je pense que mon propos d’alors, était trop enfermé car les spectateurs me voyaient à l’intérieur de l’œuvre. Toute ma démarche artistique est une recherche de moi même qui passe par les autres. C’est aussi pour moi , un prétexte pour aborder les autres.

    Je voulais que le forgeron forge lui-même sa propre main.

    J’étais très intéressé par cette image. Ainsi, suivant ma proposition, la première main forgée qu’il a tenue lui-même, était sa propre main ! Il y a eu à ce moment là, une « communion » intense. Un véritable choc, d’une extrême violence ! Je m’en souviens parfaitement. Les ouvriers se sont arrêtés de travailler pour regarder cette première main forgée. L’émotion que je supposais, s’est vraiment produite. Quelle puissance de l’image par rapport à l’imaginaire de chaque individu ! Le fait de tenir sa propre main dans un prolongement impossible, n’a pas beaucoup d ‘équivalent verbal.

    Comment as tu déterminé le nombre de mains forgées ?

    Au hasard, 150, je suis resté sur ce nombre qui n’était peut-être pas justifié mais que j’avais annoncé. Dans la répétition de l’acte de forger, l’étincelle, la palpitation de la « communion » s’est éteinte. La marche engagé de la production a fait retourner chacun à sa propre existence.

    Que représente pour toi l’image de la main ?

    une image d’aile. J’en ai pris conscience en préparant la matrice à partir de laquelle on forge. Je tenais dans ma main le moule de cette autre main, que j’avais saisie en position fermée. Je voulais en effet qu‘elle donne l’impression de tenir un objet. En étudiant précisément, la découpe des doigts repliés sur le grand plan de la paume, j’avais l’impression de distinguer une aile. Un cheminement d’images poétiques et symboliques, s’est exercé en moi, ce qui m’a incité à installer les mains non pas en tas comme je le pensais au départ, mais comme une grande aile déployée au sol...



    L'Atelier, La Forge.

 

    YVES GUERIN.

    A l’heure ou les différentes expressions de l’art perdent quelque peu de leur identité, il est bon de connaître un authentique sculpteur qui au delà du fer sculpte l’espace et le temps.
    La sculpture d’Yves Guerin à une force singulière, elle a comme une mémoire d’homme entre ciel et terre et le temps imperceptible effleure son âme.
    Elle récupère, dans un passé, il s’agit bien de cela, dans un passé au gré des matériaux, déjà fondus, déjà frappés, déjà rouillés, déjà vécu, par la suite martelée, soudée, emboutie, assemblée, l’outil la froisse, la lamine ou la déchire, la dérange.
    Il exploite alors toutes les virtualités dimensionnelles et énergétique de l’espace. Quoi d’autre ? Son vocabulaire de formes agressives tendues et ténues contient l’originalité d’une poésie en équilibre, qui caresse l’inexorable ; l’inexorable doute du pouvoir, comme la lumière caresse ses miroirs.
    Il lui refuse toutes concessions et les structures qu’il lui donne sont les structures du temps suspendu au dessus de nos fragiles reflets. Peintre spectateur de ses sculptures, Yves Guerin m’a appris le doute et l’humilité, celui et celle qui permettent d’appréhender en Art quelque fois l’essentiel.

    Sirot Patrick, juillet 1991.

    Auteur de pièces monumentales, notamment pour le cloître de la CHAISE-DIEU en Haute Loire, Yves Guerin a participé en 1985 au Symposium de Sculpture de Thiers avec entre autre : Trakas, Skoda, Oppenheim, Gérard et Raymond, mais jusqu’ici son travail n’avait pas été présenté à Paris. Pour cette première exposition parisienne Yves Guerin a rassemblé un large ensemble de ses « signes brûlés ». De dimensions différentes, mais toujours à l’échelle humaine, elles évoquent des lignes ou des armes primitives. Pièces ambiguës de forges qui s’acharnent à dénier leur origine et l’affirment cependant. Dénégation du « Brûlé » : de prime abord ces sculptures, enduites de calamine, présentent en effet, une surface qui a davantage l’aspect du bois brûlé que de l’acier ; dénégation encore que ces « signes » fait d’un métal pesant et qui s’inscrivent dans l’espace avec légèreté, reposant parfois, dans un équilibre très stable sur la seule pointe d’une aiguille. Et pourtant, il s’agit bien d ‘un travail de forge.
    Les « SIGNES BRULES » d’Yves Guerin affirment aussi leur origine et leur histoire. Ces formes martelées, tordues, repliées font apparaître l’évidence de leur travail. En différents points on identifie encore la barre originelle, on peut même en reconstituer les métamorphoses ; dans les sculptures finales, les accidents et les déchirures du métal restent perceptibles... Tout ce passe comme si les équilibres, qu’Yves Guerin opérait jadis dans ses sculptures mêlant le métal et le granite, étaient maintenant contenus dans le métal seul. Cet équilibre étant ainsi qu’on ‘a vue, aussi bien dans la démarche que dans le résultat. Et c’est cet équilibre qui, au delà de l’indéniable réussite formelle que constitue chacun de ces « signes brûlés », en fonde le sens et la valeur.

    Les Signes Brûlés d’Yves Guerin : Luc Vezin.

       


    Je modèle, je pétris, martèle dans la flaque éclatante de la forge. Quelques ombres sur la terre se répandent en taches noires, allongées comme des racines, empreintes de corps vivants, annonce de résurgences. Barre de fer rêvant dans la nuit du charbon, aux lianes et aux palmes, tourment des mains libres vers des tendresses enfouies, arrachant au feu la part noire du germe. Je danse dans la chaleur et le tonnerre, sous le marteau pilon légère est la matière, comme la glaise sous le pouce. Je vois surgir sur le dos de l’enclume les forges noires, signes d’un monde que j’entrevois sur la terre de mes premiers cris d’enfants. Peut-être ces formes sont-elles l’écho de cet appel, peut-être sont-elles les contractions du nerf de la vie ? Répondre s’est agir, ouvrir dans la matière la blessure d’où sourd la forme imprévue, impensable. Aimer la matière dans la violence des désirs et des sens, pour recevoir l’humble secours et le pardon des choses blessées. Forger c’est lier le haut et le bas contre cet improbable longueur qui n’est que moisson. La verticale assène l’instant et le doute de l’équilibre, j’aime le secret du choc et du chaos, il est en dehors du temps, il déplace la matière et la libère de ses limites, parce qu’il est unuique dans sa trace. Etaler ou fendre le fer incandescent, chercher ma petite forme noire enfouie depuis longtemps dans la boue première, c’est lutter humainement pour découvrir son Inconnu. La sculpture comme la parole indicible arrachée à la chair, naît dans la Matière os, muscle et sang, proche de la mort quant elle s’abandonne à l’esprit. Les fours à chaux, 10 juillet 1996

    TRANS-FER
    Le métal natif, sidéral, orichalque des étoiles, a ce commencement céleste plus noble que l’homme né du limon de la terre mère. Il a soixante siècle, des hommes ont façonné le fer pur tombé du ciel, pierre de foudre des étoiles, avant le l’arracher au cœur de la terre et le débarrasser des scories infernales. Le visiteur curieux peut observer au Musée d’Histoire Naturelle de New York City une météorite de fer venue de l’espace. Les hommes de la Grande Préhistoire Terrestre l’ont fragmentée en partie avec leurs outils de pierre et ont martelé à froid les morceaux débités pour façonné un autre objet tout aussi énigmatique mais celui-ci, né de leur main, de leur volonté et de leur art. N’est-ce point ainsi que le sculpteur Yves Guérin est devenu, par amour de la matière métallique, sculpteur - forgeron ? Un itinéraire parfait, une migration de grande race visionnaire s’impose au connaisseur de l’œuvre et de la trajectoire d’Yves Guérin. N’est il pas venu de la tragique confrontation avec le monde minéral que tout sculpteur entretient avec un atavisme de Paléolithique du sublime ? De 1975 à 1980 il taille le granit de sa Corrèze natale. Il voit dans l’éclat arraché à la pierre le démontage mécanique du nucléus.

    Telle est bien la démarche d’Yves Guérin : ne point laisser en repos une matière qui à temps voyagé depuis le cœur métallique des étoiles. Il œuvre sur la matière comme l’explorateur freudien de l’inconscient sur des mots, et un peu à sa façon magique, déplace le matériau, le transfère à la façon de l’amant : le transfert. En1991, Yves Guérin tenait un profond propos de psychanalyste des arts du feu : « la flamme brise l’hier de l’inconscient... sous la terrifiante pression des mémoires, la faille béante agit comme un laminoir, le fer rougit ainsi que le sens prend l’empreinte des faces tourmentées de la faille ».

    Voici pour l’être de langage lacanien renvoyé par sa rupture de silence au savoir qu’il ne sait pas. De 1982 à aujourd’hui débute l’échappée de la pierre pour le métal. Il refuse la forme cylindrique pour travailler les élans cachés de la barre, du rail, découvrir l’âme du métal, sa structure linéaire. Le ferronnier cosmique vise l’infini en geste d’approche vaine ou de menace imprécatoire. Les formes du tourment de l’effort s’apaisent en courbes et en volumes étirés comme des traces que laissent les pinceaux des fards les plus sombres sur les visages les mieux peints. La poursuite d’autre champs de la réalité aboutissent à des courbes, à des matières langoureuses de caresses matérialisées dans l’acier.

    Il capte au profit de l’humain les forces froides et élémentaires de l’Univers : il les détourne avec bonheur de la logique fractale du chaos. Cette violence douce obtenue au corps à corps par des étirements jusqu’au refus de la cambrure, à la surprise toujours possible de la rupture, laisse à la pièce torturée ainsi son jeu propre.

    Le fer retourne à l’art sans les dieux enfantins de la forge : l’artiste est seul, en homme d’art et de cœur pour détourner la barre de métal, la travailler sous le signe du ciel et non celui de la guerre, de l’utilité sociale, de la sécurité dérisoire de serrures, et de cette histoire quotidienne et domestique des aveugles de la vraie vie. Le feu caché dans le métal siffle dans le froid de l’eau. Le Fer futur retourne à l’Art comme l’Homme à venir aux Etoiles.

    Robert LIRISPour Yves Guérin et Slobo Ce moment de bonheur dans le fer et l’effroi. 30 juin 1996, Romagnat.

    La chose noire Au début, la pâte n’existe pas. A la fin, il y a ces choses noires. De l’épaisseur noire frappée, courbée, enveloppée, éclatée, qui se déploie, dressée comme de la fleur impossible, de la fleur de fleur, de la fleur d’elle-même, qui aurait poussé en se regardant pousser, qui se serait façonnée au gré de sa sève libre, défiant toutes les lois naturelles. Des choses noires profondément naturelles pourtant, de l’ordre de la genèse, terriblement denses, et d’une fragilité pure, dentelée, souples comme une dentelle de drap lourd, fissurées comme une pâte trop étirée, trop pâtissée, comme une glaise travaillée par une huile onctueuse et de riches limons, une sève qui n’en fini pas de se répandre en son propre sein. Alors les formes glissent et durent, résistent lentement. On sent la pâte à la couche modelée, repoussée, ralentie longtemps, longue.

    Et c’est un paradoxe infini. Car au début la pâte n’existe pas. Au début il y a le fer, le fer comme la barre, la barre dure et âpre, qui sonne, lourde et inerte, comme du métal mort, mate comme le minéral brut jamais touché par les éléments. Cette barre est un défi pesant en travers de la route. C’est de la chose incassable, indestructible de la matière écrasante, du bruit sourd, de l’insignifiant. Et c ‘est un danger aussi, inexplicable. Alors il faut la forge pour défaire cette masse démesurée. Il faut la force de la flamme du feu et du marteau, celle du forgeron et de tout ses ancêtres depuis l’âge de fer. Quelques générations se souviennent, pour quelques temps encore, de l’homme qui forgeait dans nos villages perdus. Il avait le teint brûlé, les mains comme plombées, le corps rude. Il ressemblait à son lieu, rouge, flamboyant et sombre, sentant la rouille et la poussière de fer. Son visage était marqué par le rythme de l’enclume. Pas très grand ni très fort, il avait en lui la force contenue, puissante, la force du pouvoir de la forge, la force du pouvoir des braises folles et de l’ombre noire. En lui régnait l’histoire farouche de Vulcain.

    Alors la barre plie. On ne sait pas bien ce que fait le sculpteur. Il est l’enfant de la forge, mais il ne sait pas non plus ce qu’il fait. Pourtant, dans une sorte de danse secrète, il tient le fer au corps, le contient, le pousse au feu, le retire, le frappe et recommence. Chacun de ses gestes paraît entendu, comme l’aboutissement précis d’une très longue histoire. Chacun de ses mouvements s’accomplit comme s’il contenait en lui l’écho d’une mémoire du fer, une m »moire sans date, sans âge. En vérité, la force qu’il lui faut, impressionnante, importe peu. Ce n’est qu’une apparence nécessaire, une anecdote du travail difficile. Car le tour de force, ce n’est pas la force qu’il faut, c’est la force oubliée perdue dans la forme écoulée, éperdue, transposée dans ces choses noires qui l’on absorbée. Et il reste ces choses noires brûlées de puissance et d’énergie subtile, comme si l’œuvre s’était faite seule, sans l’homme. Or c’est par là qu’il est présent, parce que sa force est oubliée, parce qu’il s’est perdue, non pas contre la matière, mais avec, dedans ce qu’il a fait du fer. Il a fait de la pâte à fleur, du mou avec le dur, de l’aérien avec la gravitation, de la lame avec l’épais, de la foudre végétale pétrifiée, plantée dans la terre comme des lances du ciel. Mais ces choses noires sont en équilibre instable. Erigées, elles sont infiniment solides, mais brusquement fragiles, pleines et légères comme les signes jetés du calligraphe.

    Ces choses noires, qui viennent de la sève du fer, sont partout cristallines, cassantes et terrifiantes, et douces. Leur force immense est là, de l’alliance insaisissable des opposés, de l’étrangeté qui lie le fer à sa pâte repoussée. Elles prennent à peine appui, comme si l’on pouvait les poser d’un doigt, les coucher d’un souffle. D’ailleurs, on peut les poser sur la terre. Là, leur poids pesant, très calme, se fond dans le sol. Alors, étendue ou debout, la chose noire apparaît comme l’origine des choses, paisible et nerveuse, éternelle et prête à vivre, lente et bouillonnante, ouverte et blottie, douce et drue comme un fil de verre venu de tous les éléments sauvages. Alors la chose noire sonne comme une note tenue depuis très longtemps. Elle sait au commencement, avant la nature peut-être forgée par le feu des Dieux lointains. Elle nous est restée, comme le témoin des origines qu’il faut garder pour notre salut. Car la chose de l’épaisseur noire est un extrait du cœur de la terre et un gardien du sens.


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